La sûreté

Les centrales nucléaires plus que tout autre installation industrielle suscitent des craintes et des oppositions.

Trois accidents graves survenus à des centrales, Three Mile Island en 1979, Tchernobyl en 1986 et Fukushima en 2011 sont venus réveiller la peur du nucléaire.

 

 

 

L'opinion publique s'interroge:

  •  Sommes-nous en sécurité?
  •  Des produits radioactifs peuvent-ils nous atteindre?
  •  Les centrales peuvent-elles exploser?

 La sûreté des installations nucléaires est donc un élément essentiel .

La sûreté doit être un ensemble cohérent qui englobe toute la vie de la centrale, conception, essais avant démarrage, exploitation, professionnalisme des hommes

L'échelle INES

 

Pour évaluer la gravité des incidents et accidents dans les centrales nucléaires, tous les pays utilisent l'échelle Ines (international Nuclear Event Scale)

 

 

 

Les évènements sont hiérarchisés de 0 à 7 en fonction de l'importance de l'accident.

 Tchernobyl et Fukushima ont été classés niveau 7

 

La sûreté qu'est ce que c'est ?

C'est prendre toutes les dispositions pour qu'une installation nucléaire ne fasse pas courir de risque aux hommes et à leur environnement. Le but essentiel de la sûreté est d'éviter quoi qu'il arrive, la dispersion de produits radioactifs. Cela veut dire qu'il faut tout faire pour qu'il n'y ait pas d'accident. Dans le cas ou celui-ci se produirait, il faut limiter ses conséquences.

Plus les conséquences d'un accident sont graves, plus sa probabilité doit être rendue faible. Cette exigence de sûreté est très supérieure à celles existantes dans toutes les autres industries.

 

La défense en profondeur

Pour empêcher toutes les défaillances, techniques, humaines, organisationnelles, on commence par les envisager. Puis on prévoit trois types de mesures pour les parer. C"est ce qu'on appelle la défense en profondeur.

  • Premier niveau: éviter la défaillance, c'est la prévoyance.
  • Seconde mesure: anticiper et détecter immédiatement la moindre défaillance, c'est la surveillance.
  • Enfin la troisième disposition consiste à limiter les conséquences de la défaillance au cas où elle se produirait.

Ces principes commandent l'exploitation des installations nucléaires, en fonctionnement normal, en cas d'incident, ou de risque de relâchement de produit radioactif.

Trois barrières de sûreté

Dans toutes les centrales nucléaires on interpose une série de trois barrières étanches entre les produits radioactifs et l'environnement

  1.  La gaine du combustible
  2. la cuve en acier du réacteur épaisse de 20 cm.
  3. l'enceinte de confinement (épaisse de 90cm) qui entoure le réacteur.

Trois fonctions de sûreté

Pour éviter la défaillance de ces barrières, trois fonctions doivent être assurées en permanence  

  1. contrôler l'évolution de la fission par le bore contenu dans l'eau du circuit primaire et par les grappes de commande. Ceux ci en absorbant les neutrons permettent de limiter la puissance du réacteur. On évite ainsi toute fusion des gaines du combustible due à un dégagement de chaleur trop important.
  2. contrôler le refroidissement du cœur du réacteur par la circulation d'eau. Le refroidissement évite la fusion de la gaine du combustible.
  3. contrôler le confinement c'est à dire l'étanchéité des barrières pour empêcher la dispersion des produits radioactifs en cas d'accident

 

L'echec d'une de ces fonctions conduit à l'accident nucléaire

  • à Saint Laurent des eaux A1  en 1969 
  • à Three Mile Island en  1979
  • à Saint Laurent des Eaux A2 en 1980
  • à Tchernobyl en 1986
  • à Fukushima en 2011