Quels déchets ?

L'ANDRA adopte une classification reposant sur l'importance de la radioactivité, le type de rayonnement et la durée de vie des déchets :

1 - Les déchets HA -VL ou catégorie C

Les déchets  de haute activité  à vie longue ((HAVL) sont  les « cendres » du combustible nucléaire. Ces déchets sont de loin ceux qui posent le plus de problèmes. Ils sont principalement issus du cœur du réacteur. Ils sont constitués des produits de fission du combustible (uranium 235plutonium ou uranium 233) et des actinides mineurs formés par capture neutronique, hautement radioactifs pendant des centaines de milliers, voire millions d'années.  

Ils représentent  96,05% de la radioactivité totale des déchets mais seulement 0,2 % du volume.

Ils sont entreposés sur les sites de La Hague et de Marcoule. Les matières radioactives sont coulées dans un bloc de verre à l’intérieur d ‘un conteneur en acier inoxydable, à l'exception de quelques déchets anciens qui ne sont pas encore conditionnés.

2-Les déchets MA-VL ou catégorie B

 Les Déchets de moyenne activité à vie longue (MA-VL) ou de type B, sont constitués des gaines, coques et embouts. Ils comprennent aussi   les filtres et résines, les produits de décantation et de centrifugation, les boues d'épuration des opérations de retraitement. On trouve également des matériaux contaminés au cours du fonctionnement ou d’opérations de maintenance, comme des vêtements, de l'outillage et des pièces de rechange. Ils représentent 3,87% de la radioactivité totale des déchets et 4,6 % du volume des déchets.  Les éléments les plus radioactifs du démantèlement à venir des réacteurs, feront un jour partie de ces déchets.

 

. Ils sont entreposés pour l’essentiel sur les sites de La Hague et de Marcoule. Seuls 36 % des déchets MA-VL sont conditionnés. La plupart des déchets anciens, entreposés à l’époque, sont encore à reprendre et traiter. 

3 - Les dechets FMA-VC ou categorie A

 les déchets de faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC) ou de type A sont principalement les déchets technologiques (gants, combinaisons, outils, etc.) qui ont été contaminés pendant leur utilisation en centrale ou dans une installation du cycle. 

 ls représentent 0,07% de la radioactivité totale et 79,6 % du volume total des déchets nucléaires Leur nocivité ne dépasse pas 300 ans

 

 Depuis 1992, ils sont pris en charge dans des conteneurs en béton de grandes dimensions, au Centre de stockage Andra de l’Aube. Ce Centre a déjà accueilli 136 562 m3 de déchets à fin 2002 et dispose d’une capacité globale d’un million de m3. Il devrait se remplir en cinquante ans au rythme actuel. Il succède au Centre de stockage de la Manche qui a accueilli plus de 500 000 m3 de 1969 à 1994.

 

4 - Les déchets FA-VL

Les déchets de faible activité à vie longue (FA-VL)  sont les déchets dits radiféres et les déchets dits graphites.
 Les déchets radifères résultent principalement de l’utilisation de minerais légèrement radioactifs contenant ce qu’on appelle en chimie des terres rares et de l'yttrium.

Les déchets graphites proviennent des centrales anciennes de la filière maintenant arrêtée des réacteurs (UNGG)  à uranium naturel et graphite gaz .

Ils représentent 0,01 % de la radioactivité totale et 4,5 % du volume de l'inventaire national

 

Les déchets de cette quatrieme catégorie sont en attente d’une solution de gestion définitive qu'étudie l’ANDRA. A ce jour, aucun site d’implantation n’a encore été défini. . 

5 - Les déchets TFA

Les Déchets de très faible activité (TFA) Ils sont principalement produits sur les sites des installations nucléaires. Conteneurs métalliques, gros sacs de gravats (bétons, plâtres, terres), fûts métalliques, pièces métalliques massives (éléments de charpente métalliques, de tuyauteries) …, ces déchets sont stockés en surface. La radioactivité des déchets de très faible activité est proche de la radioactivité naturelle.  

 

 Ils  représentent une part très faible de la radioactivité totale et 11,1 % du volume (108 219 m3 accumulés au 31 décembre 2002) . 

 Enfin, les déchets miniers de très faible activité, résidus de traitement de minerais, sont comptabilisés à part. Ils sont stockés directement sur les sites des mines d’uranium. Ils représentent environ 50 millions de tonnes..

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