Quel stockage ?

Ce qui pose probléme

Ce n'est pas tant le volume des déchets nucléaires qui pose probléme. Celui-ci est faible : 1kg/habitant/an. Non, ce qui pose le plus de probléme, c'est leur  dangerosité  pour les hommes et leur environnement. Voir le chapitre quels risques ?

On peut séparer les déchets nucléaires en deux groupes:

  1. Ceux peu actifs pour lesquels les solutions de stockage sont déjà trouvées. Ce sont les plus gros volumes. Voir le chap quel volume ?
  2. Ceux trés actifs pour lesquels les solutions sont encore à l'étude. Une premiére loi du 30-12-1991 avait fixé un délai de quinze ans pour explorer les différentes pistes. Une nouvelle loi en 2006 a prolongé ce delai . Pour l'instant il n'y a pas de solution definitive de décidée

 

Stockage pour les déchets TFA

Les déchets de très faible activité (TFA) bénéficient aujourd'hui en France d’un stockage opérationnel. 

L’ANDRA a ouvert en août 2002 à Morvilliers un centre de stockage consacré aux déchets les moins radioactifs. Le Centre de Stockage des déchets de Très Faible Activité. 

La capacité de cette  installation est de  650.000 mètres cubes de déchets. Les premiers ont été livrés le 1er octobre 2003. Fin août 2005, 33000 mètres cubes avaient été stockés au rythme de 24,000 mètres cubes  par an. A ce rythme, il faudrait entre 25 ans et 30 ans pour remplir le centre.

Stockage pour les déchets FMA-VC

Les déchets de faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC) beneficient d'un stokage définif dans des installations spécialisées.
Les déchets FMA-VC ont été les premiers en France à bénéficier d’un stockage. De 1969 à 1994, ils ont été stockés dans le centre de la Manche, situé dans le Cotentin à Digulleville, tout près de l’usine de la Hague. Ce centre dont la capacité est de 527 000 mètres cubes, est plein. Depuis sa fermeture, il est entré dans la phase de surveillance et de contrôle prévue par la réglementation.
Un autre site a été mis en service en 1994 pour le remplacer. Il est situé dans l'Aube au centre de Soulaine.Sa capacité est de 1 million de mètres cubes. On estime qu’il faudra environ cinquante ans pour le remplir.

Mais comment stocker les déchets à vie longue ?

Les déchets de haute ou moyenne activité  et à vie longue sont pour l'instant stockés provisoirement.

1 . Les déchets (HA) haute activité 

Aprés un long traitement, ils sont incorporés dans une pâte de verre en fusion puis coulés dans des conteneurs en inox.. Ils dégagent une forte chaleur de près de 350°. Ils vont être entreposés plusieurs dizaines d'années pour refroidir à 90°. 

C'est dans des installations spécifiques sur les sites de production, à La Hague (usine AREVA), à Marcoule et à Cadarache (sites du CEA) qu'ils sont mis en attente d'un centre de stockage profond. Cela est prévu vers 2025.

 

 

2 .  Les déchets (MAVL)  moyenne activité à vie longue

Afin de réduire leur volume, une part importante de ces déchets est compactée sous forme de galettes. Elles sont ensuite introduites dans des colis en béton ou en métal.

Pour faciliter les opérations de manutention, de transport, d’entreposage et de stockage, ces colis de déchets pourraient ensuite être regroupés par quatre dans des conteneurs en béton.

En attendant la création d’un centre de stockage adapté, ils sont entreposés de manière sûre dans des installations spécifiques, sur leur site de production.

 

 

 

 

 Ces dechets MAVL devront être stockés définitivement dans des centres industriels adaptés. Compte tenu de leur longue durée de vie, de quelques milliers à quelques centaines de milliers d’années, et de leur niveau de radioactivité, ces déchets devront être stockés dans un centre construit  dans une couche d'argile située à environ 500 mètres de profondeur.

L'entreposage des déchets à vie longue à La Hague n'est qu'une solution intermédiaire avant de  trouver une solution à la mesure de la durée de vie de ces éléments qui se compte en millénaires. 

Un programme de recherches défini par la loi du 30 décembre 1991, a fixé un délai de quinze ans pour explorer:

  1. - les conditions d'un éventuel stockage souterrain (au-delà de 400 mètres) grâce à l'implantation de laboratoires de recherche fournissant toutes les informations géologiques.
  2. - l'amélioration des conditionnements pour un éventuel entreposage de longue durée en surface.
  3. - l'incinération transmutation des produits à vie longue pour les transformer en produits à vie plus courte.

 

Les stockages souterrains, qui interposent une barrière géologique supplémentaire, sont les plus couramment envisagés parmi les pays qui ont une industrie nucléaire. En France, des études préliminaires ont été entreprises en Haute-Marne, dans la Meuse et le Gard (sol en argile) et dans la Vienne (granit).

Le programme de recherches SPIN (séparation-incinération) comporte deux volets

Le premier, Puretex repose sur l'amélioration des techniques chimiques de séparation des éléments à vie longue, afin de réduire le volume et l'activité de déchets B. Son objectif était de passer entre 1990 et 2000 de 3m3 à moins d'un demi-mètre cube de déchets par tonne d'uranium traitée.

Le second Actinex concerne la transmutation des éléments dans les REP, le réacteur à neutrons rapides (Phénix ou Superphenix) ou les accélérateurs de particules.